A deux ans des présidentielles, le pouvoir accentue sa pression sur les médias. Les espaces d'indépendance et de liberté de ton sont éliminés les uns après les autres. L'éviction de Stéphane Guillon et de Didier Porte de France Inter nous en donne le désolant spectacle. Philippe Val et Jean-Luc Hees, dont le crédit était déjà mince, achèvent de se déshonorer en prêtant main forte au pouvoir dans sa tentative de cadenassage tous azimuts. Ils nous rappellent le triste adage de Jack London: « Un homme n'a qu'un maître, celui qui le nourrit... ».
Ce mauvais scénario était écrit d'avance avec la loi qui a permis la nomination directe des responsables de l'audiovisuel public par le Président.
Après France Inter domestiqué par Val et Hess, on attend désormais Le Monde avec Olivennes et Richard, puis France Télévisions...
Le sarkozysme n'aime décidément les médias qu'en laisse, serviles et flatteurs.